Gouvernance

Mode de gouvernance de l’association

L’association La Fresque Du Climat s’est orientée vers un fonctionnement très décentralisé et participatif, inspiré de celui du parti pirate suédois ayant gagné les élections européenne avec un budget cent fois plus faible que ses concurrents (lire Swarmwise ou visionner cette vidéo). En voici quelques principes clés :

  • Les membres de l’association sont invités à prendre des initiatives, sans limites, en mode agile et ils sont tous légitimes à le faire.
  • Do-ocratie : Ce sont ceux qui font qui décident (et réciproquement) et « ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient ». La do-ocratie vise à éliminer le « y’a qu’à – faut qu’on » qui est une plaie dans de nombreuses structures associatives. Chez La Fresque Du Climat, ceux qui pensent que « y’a qu’à » faire ceci ou que « faut qu’on » fasse cela sont invités à le faire, tout simplement. Et ceux qui pensent qu’une idée explorée par d’autres est mauvaise sont invités à les laisser essayer et à investir leur énergie dans une idée alternative en parallèle. De toute façon, seules les bonnes idées survivront.
  • On a le droit à l’erreur. On est même invités à se planter de temps en temps. Non seulement on accepte qu’on fera des erreurs, mais on considère que faire des erreurs est un bon moyen de progresser. C’est le fameux « try and fail » ou « essai-erreur ». Mandela disait : « Je ne perds jamais : parfois je gagne, sinon j’apprends ».
  • Une conséquence de ces premiers principes est qu’on peut être amenés à faire les choses en doublon. Ça peut sembler sous-optimum, mais c’est un principe d’organisation agile qui n’est pas si inefficace. Seules les meilleures idées survivront (c’est la sélection naturelle, chère à Darwin, mais appliquées aux idées. La nature fonctionne comme ça et elle ne s’en sort pas si mal). On perd peut-être un peu de temps à essayer dans des directions stériles, mais on en gagne tellement en débats qu’à la fin, c’est rentable.
  • On est allé assez loin dans la délocalisation des prises de décision avec la règle de trois : à partir du moment où trois membres de l’association sont d’accord qu’une initiative est bonne, il peuvent la prendre, y compris quand elle engage l’association.
  • Pour que tout cela fonctionne, et pour éviter les frustrations et les prises de pouvoir locales non désirable, il y a un grand principe fondamental et non négociable : la transparence. La transparence, c’est magique. Quand on en met dans une organisation, plus personne ne peut fomenter un coup en douce, ou lancer des rumeurs infondées. Ça dégonfle tous les fantasmes. Le choix des outils de l’association va donc dans ce sens. Et on n’a pas peur que « n’importe qui fasse n’importe quoi » car d’une part, les gens sont globalement intelligents et bienveillants, et d’autre part, la transparence fait qu’on ne peut pas faire n’importe quoi car tout le monde le voit. L’auto-censure est plus forte que la censure.
  • Dans une organisation « swarm », l’équipe de support (conseil d’administration) est « au service » de l’ensemble des membres qui prennent des initiatives et non « à leur tête ».