Bientôt Noël… Témoignage de deux cousines

Noël peut être un moment intense pour les Fresqueurs et Fresqueuses dont les proches ne sont pas ou peu sensibles aux enjeux climatiques. Aline et Ombeline, cousines germaines et Fresqueuses, nous partagent leurs vécus avec leurs familles et leurs façons d’appréhender le sujet.

L’empathie comme principal moteur

« Ma prise de conscience est très récente, ça fait 3 ans. Je n’étais pas du tout intéressée par ces sujets avant, et je pensais que c’était un problème d’arbres et d’animaux, pas un problème d’humains, » explique Aline. Les deux cousines partagent une même conviction : la plupart des personnes souffrent d’un cruel manque d’informations par rapport aux enjeux climatiques, comme elles il y a quelques années. Se rappeler de ce chemin parcouru est fondamental pour développer et préserver son empathie.

Elles se basent également sur ce qui les a touchées pour les aider à choisir les informations les plus impactantes : « Ce qui m’avait marquée personnellement, c’était l’exemple de l’ère glaciaire et le fait qu’il n’y ait que 5 degrés de différence entre cette période et aujourd’hui. C’est au moment où j’ai découvert ça que j’ai compris que je ne connaissais rien au climat. »

Sensibiliser sans entrer en conflit

Entre rester muet et s’engager dans des débats interminables, Ombeline essaye de trouver un point d’équilibre. Pour elle, pas question d’entrer en conflit ni de garder le silence. Elle a donc décidé de mettre en lumière tout ce qu’elle entreprend pour se rapprocher d’un mode de vie éco-responsable, sans adopter de posture directive. La voir simplement agir amène sa famille à la questionner régulièrement et à s’interroger eux-mêmes sur les raisons de ces changements.

Pour Ombeline, c’est une technique plus efficace que d’être dans un rapport frontal : « Je ne veux pas m’énerver, je pense que ça aurait l’effet inverse de ce que je recherche. Je prends donc du recul en me disant qu’il ne faut pas que je me braque et que je me gâche la vie en prenant à cœur des remarques négatives. Il faut être patient, et ça marche ! Des graines ont été semées, on en parle de plus en plus sans que je ne mette moi-même le sujet sur la table. »

La période de Noël

Repas traditionnellement riches en viande et poisson, surconsommation, utilisation importante de matériaux polluants et d’énergie… La période de Noël n’est pas aisée pour les personnes sensibles aux questions climatiques et environnementales. Pour Aline, « les Noëls avec la famille élargie peuvent être un peu compliqués. Ça se passe mieux avec mes parents et mes frères qui sont sensibilisés. Ils continuent de manger un peu de viande, notamment parce qu’ils ne savent pas comment vivre autrement. Pendant le confinement, je leur ai proposé plusieurs nouvelles recettes et on les a essayées ensemble. Du coup, c’est devenu un challenge de faire un repas végétarien à Noël ! » Cuisiner des recettes végétariennes ou vegans et les faire découvrir à ses proches peut être une bonne idée pour casser les préjugés et montrer que des alternatives gourmandes existent bel et bien.

La question des cadeaux est également délicate, comme en témoigne Ombeline : « J’ai 10 neveux et nièces. Mon filleul par exemple adore Spiderman. J’essaye de lui offrir des cadeaux utiles comme des chaussures de seconde main, mais j’ai toujours peur qu’il se dise que sa marraine n’est pas très fun parce que je ne lui offre pas forcément des jouets Spiderman ». Pari similaire pour Aline qui offre des cadeaux immatériels depuis quelques années, comme des places de spectacle.

La prochaine étape de sensibilisation dans la famille ? Les deux cousines comptent rassembler les parents d’Ombeline ainsi que d’autres proches autour d’une Fresque du Climat !